dimanche 21 juillet 2013

La trilogie berlinoise

Auteur : Philip Kerr
Origine : Écosse








Résumé :

Cette réédition comporte les trois premiers tomes de cette série ayant comme personnage principal Bernhard Gunther : L’été de cristal, La pâle figure et Un requiem allemand.

L’été de cristal
Berlin, 1936. Bernhard Gunther est un détective privé, anciennement inspecteur de police, qui a une certaine notoriété dans le domaine suite à l’arrestation d’un célèbre meurtrier quelque années plus tôt. C’est cette popularité qui convaincra un riche industriel à engager le détective pour enquêter sur l’incendie ayant tué sa fille et son gendre. Il soupçonne que celui-ci ne soit pas tout à fait accidentel puisqu’un collier et des documents sont manquants du coffre-fort. Gunther devra alors partager le terrain d’enquête avec la Gestapo, ce qu’il n’est pas près d’oublier.

La pâle figure
Berlin, 1938. Bernie Gunther possède maintenant un associé dans son cabinet de détectives. Cependant, alors qu’ils sont sur une enquête, son partenaire sera assassiné. Alors qu’il cherche à trouver les coupables, il se retrouvera entraîné dans le tourbillon de l’enquête menée par la police sur les meurtres en séries de jeunes allemandes. Il sera ainsi réintégré à la police de Berlin comme Commissaire. Ses recherches le mèneront au cœur de la hiérarchie nazie où il sera en mesure de faire la lumière sur de nombreux secrets et mystères qui planent sur les disparitions et les meurtres en cours.

Un requiem allemand
Berlin, 1947. Le détective Gunther a survécu à la guerre et aux camps de concentration soviétiques. Alors que sa relation avec sa femme est brinquebalante, il accepte un contrat d’enquête à Vienne dans le but d’aider un ancien collègue, Emil Becker. Ce dernier est accusé d’avoir assassiné un officier américain et Gunther doit prouver que l’assassinat est en vérité un complot monté de toutes pièces. Cependant, pour se faire, Bernie se retrouve entraîné dans un monde où les règles sont floues, où d’anciens Nazis que l’on croyait morts réapparaissent et où les espions sont au rendez-vous que ce soit pour la solde des Russes ou des Américains.

Critique :

J’ai trouvé intéressant que la réédition de ces romans ait été faite pour les regrouper. Je ne crois pas que j’aurais continué ma lecture suite au premier livre seulement. L’histoire est intéressante, mais j’ai commencé à m’attacher au personnage de Gunther à partir de la deuxième moitié du deuxième livre. On commence alors à comprendre un peu mieux sa mentalité et les raisons qui le poussent à agir comme il le fait.

Il y a de grands bons dans le temps au cours de notre lecture. L’histoire débute lors des Jeux olympiques de Berlin en 1936 et on se transporte en 1947 après la guerre lors de la lecture du troisième tome en passant par la période tout juste avant le déclenchement des hostilités en Europe. Cependant, on ne se perd pas dans l’histoire puisque tout est bien encadré et l’auteur prend le temps de bien nous mettre en contexte au cours des premiers chapitres de chaque changement de temps.

Mon seul bémol : j’ai trouvé que la fin était un peu escamotée, qu’on cherchait trop à terminer le livre en nous bousculant à travers les événements. J’ai du relire les 20 dernières pages pour être sûre de bien comprendre ce qui venait de se dérouler. Par contre, j’ai très hâte de lire le prochain livre, La mort, entre autres.

jeudi 18 juillet 2013

Hôtel Adlon

Auteur : Philip Kerr
Origine : Écosse








Résumé :

Berlin, 1934. Bernie Gunther, après avoir quitté la police qui devient un peu trop nazie à son goût se retrouve en charge de la sécurité des résidents de l’hôtel Adlon en tant que détective d’hôtel. Un dirigeant d’une entreprise de construction est retrouvé assassiné dans sa chambre alors que quelques temps plus tard, c’est le cadavre d’un jeune boxeur juif que l’on repêche dans les eaux de la rivière. Y aurait-il un lien entre ces deux meurtres ?

Au travers de ces enquêtes, Gunther fera la connaissance de deux personnages importants, soit une talentueuse et ravissante journaliste américaine militante pour que les Etats-Unis boycottent les Jeux olympiques de 1936 ainsi qu’un gangster américain, ayant de bons amis dans la mafia de Chicago, qui est bien décidé à s’enrichir grâce aux Jeux olympiques.

Alors que l’on se retrouve dans un décor où l’on observe la montée de la discrimination à l’égard des juifs, Bernie soulèvera le voile sur un réseau de sociétés destinées à détourner les sommes que les nazis sont prêts à dépenser pour exposer le nouveau visage de l’Allemagne grâce à la construction du nouveau stade servant à accueillir les Jeux olympiques. La lumière sur toute cette affaire ne se fera que vingt ans plus tard, alors que l’on retrouve les personnages dans le Cuba prérévolutionnaire.

Critique :

L’histoire se divise en deux parties, l’une se déroule avant les Jeux olympiques de 1936, donc avant le début de l’histoire de La trilogie berlinoise (L’été de cristal) alors que la deuxième partie nous fait retrouver Gunther où il avait été laissé lors du tome précédent (Une douce flamme), soit de l’autre côté de l’Atlantique suite à sa fuite. C’est à ce moment que l’on comprend mieux la raison de la première partie, puisque Gunther retrouvera, vingt ans plus tard, deux personnages très importants de son passé.

Le récit reste bâti avec la même structure mélangeant l’histoire, la politique et le fictif que l’on retrouve dans les trois autres romans précédents (cinq si l’on tient compte des trois récits que contiennent la réédition de La trilogie berlinoise). L’aspect de recherche policière que l’on retrouve grâce au caractère particulier de Gunther est toujours présent, autant dans la première que dans la deuxième partie, bien que l’on puisse remarquer que les personnages ont quand même évolué en vingt ans, ce que j’ai bien apprécié de l’auteur.

Malgré certaines situations quelque peu tirées par les cheveux, la lecture de ce roman, comme les précédents, a été très agréable. Avec juste assez de rebondissements inattendus… J’ai bien hâte de lire le cinquième volet de cette série (septième, comme mentionné ci-haut) : Vert-de-gris.

lundi 8 juillet 2013

New-York

Auteur : Edward Rutherford
Origine : Angleterre








Résumé :

Comme le nom l’indique, ce roman se déroule dans la ville de New-York, balayant les quatre siècles de son existence. On peut donc suivre le destin des familles Van Duck et Master ainsi que les descendants de Quash l’esclave africain du tout début avec la Nouvelle-Amsterdam, puis à travers la prise des Anglais, puis la guerre d’indépendance alors que New-York était le quartier général des Britanniques. On traite aussi du 19e siècle alors que New-York, avec la création de canaux et des chemins de fer vers l’ouest, devient une ville, un port et un centre d’échange très important.

Tout au long de cette histoire, nous faisons la connaissance des Kellers, une famille de marchands allemands d’où sera issu un célèbre photographe, la famille O’Donnell qui émergera des gangs de New-York et s’unira à l’aristocratie anglaise. Nous découvrons aussi comment la ville a presque quitté l’Union au début de la guerre de Sécession et nous aurons droit aux mésaventures des manifestations de 1863 ainsi que du Grand Blizzard de 1888. Au début du 20e siècle, il y aura la famille Carusos qui passera par Ellis Island lors de leur arrivée en Amérique, qui seront témoins du Crash de 1929 et qui aidera à la construction de l’Empire State Building. Avec la famille Adlers de Brooklyn, nous connaîtrons l’antisémitisme d’entre les deux guerres. Puis, avec la famille Masters, en tant que banquier et avocat, nous verrons les hauts et les bas de leur fortune au cours des années 1980 et 1990. Pour terminer avec un brusque changement de vie lors des événements du 11 septembre 2001.

Critique :

J’ai a-do-ré la lecture de ce roman. Ça faisait vraiment longtemps qu’il m’attendait sur une des tablettes de ma bibliothèque et l’épaisseur du livre me faisait quelque peu peur. Pourtant, on entre si facilement dans l’histoire et on devient tellement attaché aux personnages que le livre se lit très rapidement. J’ai presque eu de la peine lorsque j’ai du me séparer de ces derniers lorsque j’ai eu terminé ma lecture.

Les différentes familles qui évoluent autour de la famille principale, les Masters, apportent une belle touche à l’histoire. J’ai aussi bien apprécié les petites apparitions de personnages historiques dans le récit, tel que George Washington ou Abraham Lincoln.


Ce roman est très convaincant côté historique, une très bonne recherche a été faite à ce niveau pour que l’histoire colle le plus possible à ce qui s’est réellement déroulé. J’ai moi-même fait quelques petites recherches sur l’auteur et il se trouve qu’il a écrit d’autres romans dans ce genre comme Londres, Paris et l’Irlande. Je crois que je sais quels livres auront bientôt leur place dans ma collection !

dimanche 7 juillet 2013

The Imposter Bride

Titre francophone: Non disponible
Auteur : Nancy Richler
Origine : Canada








Résumé :

Lorsqu’une énigmatique jeune femme débarque à Montréal après la guerre, il apparaît évident qu’elle n’est pas celle qu’elle déclare être. Malgré ses efforts pour vivre sa vie en tant que Lily Azerov, elle disparaît un jour, en laissant un mari, une fille de quelques mois ainsi qu’une panoplie de questions sans réponse.

Qui est-elle vraiment et qu’est devenue la jeune femme dont l’identité a été volée ? Pour quelles raisons est-elle partie et où est-elle allée ? Ce sera sa fille qu’elle a abandonnée qui aura à trouver réponse à ces questions alors qu’elle effectue des recherches pour retrouver cette mère qu’elle ne trouvera ou de connaîtra peut-être jamais.

Critique :

J’ai particulièrement apprécié ce livre pour son contenu historique. Je ne m’étais jamais réellement penchée sur les immigrants étant arrivés au Canada suite à la Deuxième Guerre mondiale et leurs conditions de vie. Par ailleurs, j’ai pu explorer un côté méconnu de Montréal alors que les personnages évoluent dans la communauté juive.

Par cette recherche de sa mère, il nous est possible de voir la vision de l’enfant dans cette quête ainsi que les troubles qu’il peut en résulter au cours de son développement. L’aspect où l’on découvre les éléments de l’histoire au même rythme que le personnage est aussi très intéressant et très bien rendu. On peut presque vivre les mêmes frustrations que Ruth, sa fille.


L’histoire alterne entre une narration à la troisième personne lorsque l’on raconte l’histoire de Lily tout juste avant son arrivée à Montréal. Alors que le récit se déroule à la première personne lorsque l’on évolue avec Ruth.

mercredi 19 juin 2013

Nouvelles acquisitions

En ce début d'été quelque peu pluvieux, j'ai fait l'acquisition d'une bonne quantité de nouveaux livres francophones. On va tenter de s'occuper lorsque la météo n'est pas clémente. Je vais pouvoir aussi pouvoir profiter des beaux jours de soleil pour aller faire un peu de lecture dans un parc! C'est mon activité préférée (ou presque) durant l'été!


J'ajouterai donc ces ouvrages à ma liste et j'en ferai mon résumé/critique dès que possible:

Vert-de-gris de Philip Kerr
Les anonymes de R.J. Ellory
La trace de l'araignée de Kathy Reichs
Substance secrète de Kathy Reichs
Le palais de minuit de Carlos Ruiz Zafòn
Le prince de la brume de Carlos Ruiz Zafòn

Sur ce, je retourne à ma lecture!
Bon été!!

mardi 18 juin 2013

Inferno

Auteur : Dan Brown
Origine : Etats-Unis









Résumé :

Le personnage principal, Robert Langdon, que l’on a connu dans Le code Da Vinci  et dans Anges et démons, est de retour avec de nouvelles aventures toutes aussi remplies de rebondissements que ces précédentes.

On le retrouve dans une chambre d’hôpital de Florence alors qu’il souffre d’amnésie. La seule chose qu’il sait, c’est que quelqu’un cherche à le tuer. Avec l’aide d’un médecin, Sienna Brooks, présente dans sa chambre, il pourra s’enfuir avant qu’il ne soit trop tard. Il découvre qu’il est en possession d’un cylindre portant un symbole de «biohazard». Après avoir tenté de rejoindre le consulat américain et avoir découvert que ceux-ci chercheraient à l’éliminer, s’enclenchera une série de poursuites à travers la ville de Florence.

Langdon et Sienna, au cours de leur fuite, tenteront de comprendre le message à l’intérieur du cylindre (qui sert à visionner une version modifiée d’une œuvre de Botticelli) et feront différents liens leur servant à avancer dans leurs recherches en lien avec La divine comédie  de Dante.

Critique :

Encore une fois, Dan Brown a réussi à me tenir accrochée à son roman à en avoir de la difficulté à fermer le livre pour aller dormir. Une série d’événements les plus abracadabrants accompagnés de revirements de situations les plus inattendus. Le roman est parfait pour les amateurs d’art, mais il peut aussi être plus difficile de suivre l’histoire si on prend vraiment le temps de faire quelques recherches pour trouver des images des œuvres dont on traite dans le roman.

Étant une adepte des romans ayant un contexte historique, je suis toujours abasourdie par l’immense recherche qui est faite dans le but d’avoir le plus d’informations véridiques dans le roman. Ayant eu la chance de visiter quelques lieux utilisés comme trame de fond pour l’histoire, il est toujours plaisant d’être en mesure de se remémorer certains souvenirs de voyage.

Bien sûr, certains événements sont un peu tirés par les cheveux, par exemple, les maintes fois où les personnages se retrouvent dans des lieux habituellement interdits aux visiteurs. Par contre, ce sont ces péripéties qui font que l’on reste accroché à l’histoire dans le but d’en savoir un peu plus.  Ce roman m’a aussi permis de découvrir le courant de pensée des transhumanistes. Je crois que je vais faire un peu plus de recherches à ce sujet pour en apprendre davantage.